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Les maladies d'origine professionnelle sont nombreuses et diverses : cancers, troubles de l’audition, affections respiratoires, affections articulaires et troubles musculo-squelettiques, troubles psychologiques et dépressifs, troubles dermatologiques et allergiques, asthmes professionnels, troubles de la reproduction, maladies cardio-vasculaires. De fait, c’est pratiquement l’ensemble de la pathologie, somatique et psychique, qui est potentiellement concernée par des facteurs de risque d’origine professionnelle. Ces facteurs de risque sont eux-mêmes très nombreux et de nature variée. Sans tenter d’être exhaustif, on peut en citer certains. Les classiques nuisances de nature chimique se comptent en dizaines de milliers. Les facteurs physiques concernent le bruit, la température, les vibrations, les rayonnements, les agents biologiques. Les contraintes physiques et posturales sont nombreuses : port de charges lourdes, travaux dans des positions inconfortables et pénibles, gestes répétitifs. L’organisation du travail génère des contraintes de charge mentale et de stress, d’horaire, de rythme de travail,... qui peuvent être fortes et retentir sur la santé des opérateurs : ainsi, on connaît aujourd’hui l’influence considérable des facteurs psychosociaux associés à l’organisation du travail, dont les conséquences pour la santé concernent aussi bien la sphère somatique que mentale. Si l’on se limite aux seuls cancérogènes, l’exposition à ces facteurs concerne une fraction importante de la population des travailleurs, même si la grande majorité est exposée à des niveaux considérés comme faibles. L’enquête nationale SUMER, réalisée en 2002-2003, a permis d’estimer qu’en France environ 13,5 % des salariés, soit plus de deux millions de personnes, sont exposés pendant leur travail à des produits cancérigènes. Cette estimation permet de donner un ordre de grandeur de la population exposée à un moment donné. Toutefois, elle rend mal compte de l’exposition « vie entière » (élément réellement déterminant du risque de cancer) qui nécessite de cumuler sur l’ensemble de la carrière ces expositions. De telles estimations sont disponibles pour les deux cancérogènes professionnels les plus fréquents, amiante et poussières de bois, grâce à l’utilisation conjointe de matrices emplois-expositions spécifiques cf. encadré) de ces nuisances et d’un échantillon d’histoires professionnelles représentatif des hommes, constitué par l’Unité 88-INSERM et le Département Santé Travail de l’InVS : environ un quart des hommes nés entre 1930 et 1939 (actuellement retraités) ont été professionnellement exposés à l’amiante à l’occasion d’au moins un épisode professionnel; 9 % des hommes ont été exposés aux poussières de bois au cours de leur vie professionnelle. Pour en savoir plus sur les risques professionnels, consultez les rubriques "maladies et cancers professionnels", "amiante", "poussières de bois" et "liens utiles".
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